As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Mais les morceaux les plus nombreux etaient de Roumanille, alors en pleine production et duquel Sainte-Beuve avait salue les Creches comme "dignes de Klopstock". Theodore Aubanel, dans ses vingt-deux ans, donnait la , lui aussi, ses premiers coups de maitre: _le 9 Thermidor, les Faucheurs, A la Toussaint_. Moi, enfin, enflamme de la plus belle ardeur, j'y allais de mes dix pieces (_Amertume, le Mistral, Une Course de Taureaux_) et d'un _Bonjour a Tous_ qui disait, pour noter notre point de depart : _Nous trouvames dans les berges Revetue d'un mechant haillon, La langue provencale: En allant paitre les brebis, La chaleur avait bruni sa peau, La pauvre n'avait que ses longs cheveux Pour couvrir ses epaules. Et voila que des jeunes hommes, En vaguant par la Et la voyant si belle, Se sentirent emus. Qu'ils soient donc les bienvenus, Car ils l'ont vetue dument Comme une demoiselle_. Mais revenons aux amours de Mathieu avec la baronne d'Aix, dont je n'ai pas termine l'histoire. Chaque fois que je rencontrais mon etudiant "en lois d'amour", je l'interpellais ainsi: Eh bien!, Mathieu, ou en sommes-nous? Nous en sommes, me repondit-il un jour, que Lelette (c'etait le nom de la blanchisseuse) a fini par m'indiquer l'hotel de la baronne; que j'ai passe et repasse, mon ami, tant de fois sous les cariatides de son balcon, que, rendons grace a Dieu, j'ai ete remarque... et la dame, une beaute comme tu n'en vis oncques, la dame enjolee, charmee de son cavalier servant, a daigne, l'autre soir, me laisser tomber du ciel, tiens, une fleur d'oeillet. Et, disant cela, Mathieu m'exhibait une fleur fanee et, faisant les yeux tendres, lancait a la volee un baiser dans l'azur. Un mois, deux mois passerent, je ne rencontrais plus Mathieu. Je dis: Allons le voir. Je monte donc a sa chambrette et qu'est-ce que je trouve? Mon Anselme, qui, le pied sur une chaise, me fait: Arrive vite, que je te conte mon accident... Figure-t-on, mon bon, que j'avais trouve le joint, une nuit sur les onze heures, pour entrer dans le jardin de ma divine baronne. Tout etait arrange. Lelette, ma brave blanchisseuse, nous pretait la main... et je pensais grimper, par un de ces rosiers qui, tu sais? fleurissent en treillage, jusqu'a une fenetre ou devait ma souveraine tendre le bras a mes baisers. J'escaladais deja . Le coeur, tu peux m'en croire, me battait fortement... O ciel! tout a coup la fenetre s'entr'ouvre doucement; les liteaux de la jalousie se haussent: une main, Frederic, une main... (ah! je le connus vite, ce n'etait pas celle de la baronne) me secoue sur le nez la cendre d'une pipe! Comme tu peux imaginer, je n'attendis pas mon reste... Je glisse a terre, je m'enfuis, je franchis le mur du jardin, et, patatras! morbleu, je me foule le pied! Chapitre 1. —
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