As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — _ Ou vas-tu grand-pere? Mon fils a l'hopital... C'est la que meurent les Jasmins_. Qui etes-vous donc? fit l'Agenais au poete de Saint Rémy. Un de vos admirateurs, Joseph Roumanille. Roumanille? Je me souviens de ce nom... Mais je croyais qu'il fut celui d'un auteur mort. Monsieur, vous le voyez, repondit l'auteur des _Paquerettes_, qui ne laissa jamais personne lui marcher sur le pied, je suis assez jeune encore pour pouvoir, s'il plait a Dieu, faire un jour votre epitaphe. Qui fut bien plus gracieux pour la reunion d'Arles, ce fut ce bon Reboul, qui nous ecrivit ceci: "Que Dieu benisse votre table... Que vos luttes soient des fetes, que les rivaux soient des amis! Celui qui fit les cieux a fait celui de notre pays si grand et si bleu qu'il y a de l'espace pour toutes les etoiles." Et cet autre Nimois, Jules Canonge, qui disait: "Mes amis, si vous aviez un jour a defendre notre cause, n'oubliez pas qu'en Arles se fit votre assemblee premiere et que vous futes etoiles dans la cite noble et fiere qui a pour armes et pour devise: _l'epee et l'ire du lion_." Je ne me souviens pas de ce que je dis ou chantai la , mais je sais seulement qu'en voyant le jour renaitre, j'etais dans le ravissement; et, Roumanille l'a dit dans son discours de Montmajour, en 1889. Il parait que, songeur, plonge dans ma pensee, dans mes yeux de jeune homme "resplendissaient deja les sept rayons de l'Etoile". Le Congres d'Arles avait trop bien reussi pour ne pas se renouveler. L'annee suivante, 21 aout 1853, sous l'impulsion de Gaut, le jovial poete d'Aix, a Aix se tint une assemblee (le Festival des Trouveres) deux fois nombreuse comme l'assemblee d'Arles. C'est la que Brizeux, le grand barde breton, nous adressa le salut et les souhaits ou il disait: _Le rameau d'olivier couronnera vos tetes, Moi je n'ai que la lande en fleurs: L'un symbole riant de la paix et des fetes L'autre symbole des douleurs. Unissons-les, amis; les fils qui vont nous suivre De ces fleurs n'ornent plus leurs fronts: Aucun ne redira le son qui nous enivre, Quand nous, fideles, nous mourrons... Chapitre 1. —
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