As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Mais peut-elle mourir la brise fraiche et douce? L'aquilon l'emporte en son vol, Et puis elle revient legere sur la mousse Meurt-il le chant du rossignol? Non, tu ranimeras l'idiome sonore, Belle Provence, a son declin; Sur ma tombe longtemps doit soupirer encore La voix errante de Merlin_. Outre ceux que j'ai cites comme figurant au Congres d'Arles, voici les noms nouveaux qui emergerent au Congres d'Aix : Leon Alegre, l'abbe Aubert, Autheman, Bellot, Brunet, Chalvet, l'abbe Emery, Laidet, Mathieu Lacroix, l'abbe Lambert, Lejourdan, Peyrottes, Ricard-Berard, Tavan, Vidal etc., avec trois trouveresses, Mlles Reine Garde, Leonide Constans et Hortense Rolland. Une seance litteraire, devant tout le beau monde d'Aix, se tint, apres midi, dans la grande salle de la mairie, courtoisement ornee des couleurs de Provence et des blasons de toutes les cites provencales. Et sur une banniere en velours cramoisi etaient inscrits les noms des principaux poetes provencaux des derniers siecles. Le maire d'Aix, maire et depute, etait alors M. Rigaud, le meme qui plus tard donna une traduction de _Mireio_ en vers francais. Apres l'ouverture faite par un choeur de chanteurs, _Trouveres de Provence, Pour nous tous quel beau jour! Voici la Renaissance Du parler du Midi_, dont Jean-Baptiste Gaut avait fait les paroles, le president d'Astros discourut gentiment en langue provencale; puis, tour a tour, chacun y alla de son morceau. Roumanille, tres applaudi, recita un de ses contes et chanta la _Jeune Aveugle_; Aubanel devida sa piece des _Jumeaux_, et moi _la Fin du Moissonneur_. Mais le plus grand succes fut pour la chansonnette du paysan Tavan, _les Frisons de Mariette_, et pour le macon Lacroix, qui fit tous frissonner avec sa _Pauvre Martine_. Emile Zola, alors ecolier au college d'Aix, assistait a cette seance et, quarante ans apres, voici ce qu'il disait dans le discours qu'il prononca a la felibree de Sceaux (1892) : "J'avais quinze ou seize ans, et je me revois, ecolier echappe du college, assistant a Aix, dans la grande salle de l'Hotel de Ville, a une fete poetique un peu semblable a celle que j'ai l'honneur de presider aujourd'hui. Il y avait la Mistral declamant la _Mort du Moissonneur_, Roumanille et Aubanel sans doute, d'autres encore, tous ceux qui, quelques annees plus tard, allaient etre les felibres et qui n'etaient alors que les troubadours." Chapitre 1. —
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