As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Je me dresse comme je puis, je crie comme un perdu, tous les gens de l'aire accourent: C'est encore ce petit diable qui est tombe dans le fosse. Ta mere, cette fois, enrage polisson, va te fouailler d'importance! Eh bien! non; dans le chemin, je la vis venir, pauvrette, tout en larmes et qui disait: Mon Dieu! je ne veux pas le frapper, car il aurait peut-etre un "accident". Mais ce gars, sainte Vierge, n'est pas comme les autres: il ne fait que courir pour ramasser des fleurs; il perd tous ses jouets en allant dans les bles chercher des bouquets sauvages... Maintenant, pour comble, il va se jeter trois fois, depuis peut-etre une heure, dans le fosse du Puits a roue... Ah! tiens-toi, pauvre mere, morfonds-toi pour l'approprier. Qui lui en tiendrait, des robes? Et bienheureuse encore mon Dieu, je vous rends grace qu'il ne soit pas noye! Et ainsi, tous les deux, nous pleurions le long du fosse. Puis, une fois dans le Mas, m'ayant quitte mon vetement, la sainte femme m'essuya, nu, de son tablier; et, de peur d'un effroi, m'ayant fait boire une cuilleree de vermifuge elle me coucha dans ma berce, ou, lasse de pleurer, au bout d'un peu je m'endormis. Et savez-vous ce que je songeai: pardi! mes fleurs de glais... Dans un beau courant d'eau, qui serpentait autour du Mas, limpide, transparent, azure comme les eaux de la Fontaine de Vaucluse, je voyais de belles touffes de grands et verts glaieuls, qui etalaient dans l'air une feerie de fleurs d'or! Des demoiselles d'eau venaient se poser sur elles avec leurs ailes de soie bleue, et moi je nageais nu dans l'eau riante; et je cueillais a pleines mains, a jointees, a brassees, les fleurs de lis blondines. Plus j'en cueillais, plus il en surgissait. Tout a coup, j'entends une voix qui me crie: "Frederi!" Je m'eveille et que vois-je! Une grosse poignee de fleurs de glais couleur d'or qui bondissaient sur ma couchette. Lui-meme, le patriarche, le Maitre, mon seigneur pere, etait alle cueillir les fleurs qui me faisaient envie; et la Maitresse, ma mere belle, les avait mises sur mon lit. CHAPITRE II. MON PaˆRE. L'enfant de ferme. La vie rurale. Mon pere a la Revolution. La buche benite. Les recits de la Noa«l. Le capitaine Perrin. Le maire de Maillane en 1793 Le jour de l'an. Chapitre 1. —
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