As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Je tiens a consigner ici un fait tres singulier d'intuition maternelle. J'avais donne a ma mere une exemplaire de _Mireio_, mais sans lui avoir parle du jugement de Lamartine, que je ne connaissais pas encore. A la fin de la journee, quand je crus qu'elle avait pris connaissance de l'oeuvre, je lui demandai ce qu'elle en pensait et elle me repondit, profondement emue: Il m'est arrive, en ouvrant ton livre, une chose bien etrange: un eclat de lumiere, pareil a une etoile, m'a eblouie sur le coup, et j'ai du renvoyer la lecture a plus tard! Qu'on en pense ce qu'on voudra; j'ai toujours cru que cette vision de la bonne et sainte femme etait un signe tres reel de l'influx de sainte Estelle, autrement dit de l'etoile qui avait preside a la fondation du Felibrige. Le quarantieme Entretien du _Cours Familier de Litterature_ parut un mois apres (1859), sous le titre "Apparition d'un poeme epique en Provence". Lamartine y consacrait quatre-vingt pages au poeme de _Mireille_ et cette glorification etait le couronnement des articles sans nombre qui avaient accueilli notre epopee rustique dans la presse de Provence, du Midi et de Paris. Je temoignai ma reconnaissance dans ce quatrain provencal que j'inscrivis en tete de la seconde edition: A LAMARTINE _Je te consacre Mireille; c'est mon coeur et mon ame, C'est la fleur de mes annees, C'est un raisin de Crau qu'avec toutes ses feuilles T'offre un paysan_. 8 septembre 1859 Et voici l'elegie que je publiai a la mort du grand homme (1): SUR LA MORT DE LAMARTINE _Quand l'heure du declin est venue pour l'astre sur les collines envahies par le soir, les patres elargissent leurs moutons, leurs brebis et leurs chiens; et dans les bas-fonds des marais, tout ce qui grouille rale en braiment unanime: Ce soleil etait assommant!" Des paroles de Dieu magnanime epancheur, ainsi, o Lamartine, o mon maitre, o mon pere, en cantiques, en actions, en larmes consolantes, quand vous eutes a notre monde epanche sa satiete d'amour et de lumiere, et que le monde fut las, Chacun jeta son cri dans le brouillard profond, chacun vous decocha la pierre de sa fronde, car votre splendeur nous faisait mal aux yeux, car une etoile qui s'eteint, car un dieu crucifie plait a la foule, et les crapauds aiment la nuit... Chapitre 1. —
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