As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — _La femme vivement avec le tranchoir Taille le beau pain brun, va querir de l'eau fraiche Avec son broc de cuivre; ensuite sur le seuil Elle sort et appelle ses gens qui rentrent a la maison. Et la soupe est versee; pendant qu'elle s'imbibe, L'hote amical vous fait boire un coup de sa piquette; Puis, chacun a son tour, aieul, mari, femme et enfants, Tirent une assiettee et apaisent leur faim. Et vous mangez la soupe et etes de la famille. Mais, le repas fini, deja chacun sommeille: L'hotesse avec une lampe va vous querir un drap, Un beau drap de toile blonde, tout rude et tout neuf. Du corps la lassitude est un baume pour l'ame. Ah! qu'il fait bon dormir, dans les bergeries, sur le feuillage, Dormir sans reves, au milieu des troupeaux, N'etre ensuite reveille que par les grelots Des chevres, le matin, et aller avec les platres Se coucher tout le jour et sentir le marrube!_ Le lendemain, ayant repris la gorge de la Nesque, toute bourdonnante d'abeilles, des abeilles en essaims qui y humaient le miel des fleurs, nous arrivames enfin, et par une chaleur qui faisait beer les lezards, au village de Methamis. Nous demandames l'auberge. Mais va-t'en voir s'ils viennent! Nous y trouvames porte close; l'hote et l'hotesse moissonnaient. Nous entrames au cafe, pour voir si en payant on voudrait nous appreter quelque chose pour diner. Cela m'est defendu, nous dit le cafetier, comme de tuer un homme! Et pourquoi? C'est que l'auberge, appartenant a la commune, s'afferme sous condition que personne autre n'ait le droit de donner a manger aussi. Il nous faut donc crever de faim? Allez trouver M. le Maire... Je ne puis, moi, vous offrir autre chose qu'a boire. Nous bumes un coup pour nous rafraichir, et de la , tout poussiereux, nous allames chez M. le Maire de Methamis. Le maire, un grand rustaud, moricaud et grele comme une poele a chataignes, croyant avoir affaire a des batteurs d'estrade, nous fait brutalement, comme quelqu'un que l'on derange: Que voulez-vous? Nous voudrions, lui dis-je, que vous donniez au cafe-tier l'autorisation necessaire pour nous servir a manger, du moment, monsieur le Maire, que votre auberge est fermee... Chapitre 1. —
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