As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — C'est bien. Quand nous sortimes, au bout d'un moment, l'aubergiste sur son seuil, le cafetier devant sa porte, nous appelaient: Messieurs, messieurs, vous pouvez venir... M. le Maire vient de dire que si vous desiriez manger... Mais depites et dedaigneux, nous, tels que des apotres qui ont ete meconnus, en resserrant nos ceintures nous secouames sur Methamis la poussiere de nos souliers et nous reprimes clopin-clopant la descente de la Nesque. Eh bien! mon vaillant Pierre, disait Aubanel a Grivolas, tu vois que les soldats du Pape sont encore bons a quelque chose? Je ne dis pas, mais a Venasque, repondait notre artiste en se lechant la barbe, si nous tombions sur un monceau de lapins, de poulets, de levrauts et de dindes, comme a la fete de Montbrun, il me semble que tout a l'heure, mes amis, nous y taperions. Helas! les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas. A Venasque, l'aubergiste, charron de son metier, nous fit souper, l'animal, avec un epais ragout de pommes de terre au plat, rissolees dans de l'huile infecte, que nous ne pumes avaler. Non content de cela, le pendard nous fit coucher sur une pile de bois d'yeuse, avec, pour matelas, quelques fourchees de paille qui, dans la nuit, s'eparpillerent, et, a cause des buches anguleuses et noueuses qui nous entraient dans le dos, nous ne pumes fermer l'oeil. Bref, les habits fripes, les chaussures trouees, le visage hale, mais allegres, mais pleins de la saveur de la Provence, nous revinmes a travers une croupe de montagnes pelees qui a pour nom la Barbarenque, en passant par Vaucluse, l'abbaye de Senanque, Gordes et le Calavon (non sans autres aventures dont le recit serait trop long), nous revinmes de la aux plaines d'Avignon. CHAPITRE XVIII LA RIBOTE DE TRINQUETAILLE Alphonse Daudet dans sa jeunesse. La descente en Arles. La Roquette et les Roquettieres. Le patron Gafet. Le souper chez Le Couna«nc. Les chansons de table. Le registre du cabaret. Le pont de bateaux. La noce arlesienne. Le spectre des Aliscamps. Une lettre de Daudet pendant le siege de Paris. I Alphonse Daudet, dans ses souvenirs de jeunesse (_Lettres de mon Moulin et Trente Ans de Paris_), a raconte, a fleur de plume, quelques echappees qu'il fit, avec les premiers felibres, a Maillane, en Barthelasse, aux Baux, a Chateauneuf; je dis avec les felibres de la premiere pousse, qui, en ce temps, couraient sans cesse le pays de Provence, pour le plaisir de courir, de se donner du mouvement, surtout pour retremper le Gai-Savoir nouveau dans le vieux fonds du peuple. Mais il n'a pas tout dit, de bien s'en faut, et je veux vous conter la joyeuse equipee que nous fimes ensemble, il y a quelque quarante ans. Chapitre 1. —
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