As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — " Ah oui? En ce cas-la , tu iras, citoyen, t'expliquer au tribunal du district, a Tarascon. " Et, tel que je vous le dis, je me laissai conduire par deux gardes nationaux, devant les juges du district. Ceux-ci, trois faces rogues, avec le bonnet rouge et des barbes jusque-la : " Citoyen, me firent-ils en roulant de gros yeux, comment ca se fait-il que tu aies deserte? "Aussitot, de ma poche ayant tire mon passeport: " Tenez, lisez, leur dis-je. "Ah! mes amis de Dieu, des avoir lu, ils se dressent en me secouant la main: " Bon citoyen, bon citoyen! me crierent-ils. Va, va, avec des papiers pareils, tu peux l'envoyer coucher, le maire de Maillane. "Et apres le Jour de l'An, j'aurais pu rester, n'est-ce pas? Mais il y avait le devoir et je m'en retournai rejoindre." Voila , lecteur, au naturel, la portraiture de famille, d'interieur patriarcal et de noblesse et de simplicite, que je tenais a te montrer. Au Jour de l'An, nous cloturerons par cet autre souvenir, une foule d'enfants, de vieillards, de femmes, de filles, venaient, de grand matin, nous saluer comme ceci: _Bonjour, nous vous souhaitons a tous la bonne annee, Maitresse, maitre, accompagnee D'autant que le bon Dieu voudra._ Allons, nous vous la souhaitons bonne, repondaient mon pere et ma mere en donnant a chacun, bonnement, sous forme d'etrennes, une couple de pains longs et de miches rebondies. Par tradition, dans notre maison, comme dans plusieurs autres, on distribuait ainsi, au nouvel an, deux fournees de pain aux pauvres gens du village. _Vivrais-je cent ans, Cent ans, je cuirai, Cent ans, je donnerai aux pauvres._ Cette formule, tous les soirs revenait dans la priere que mon pere faisait avant d'aller au lit. Et aussi, a ses obseques, les pauvres gens, avec raison, purent dire, en le plaignant: Chapitre 1. —
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