As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Allons, tante Renaude, le bon Dieu vous maintienne. Oh! a present, nous sommes murs; il viendra nous cueillir quand il voudra. Et, avec son mouchoir, la vieille se chassa les mouches; et, abaissant la tete, elle se reblottit tranquille pour boire son soleil. CHAPITRE IV L'ECOLE BUISSONNIaˆRE Vagabondage par les champs. — Les bestioles du bon Dieu. — La vieille de Papeligosse. Les bohemiens. — Le tonneau du loup : reve. Vers les huit ans, et pas plus tot, —- avec mon sachet bleu pour y porter mon livre, mon cahier et mon gouter, —- on m'envoya a l'eco1e..., pas plus tot, Dieu merci! Car, en ce qui a trait a mon developpement intime et naturel, a l'education et trempe de ma jeune ame de poete, j'en ai plus appris, bien sur, dans les sauts et gambades de mon enfance populaire que dans le rabachage de tous les rudiments. De notre temps, le reve de tous les polissons qui allions a l'ecole etait de faire un _plantie_. Celui qui en avait fait un etait regarde par les autres comme un lascar, comme un loustic, comme un luron fieffe! Un _plantie_ designe, en Provence, l'escapade que fait l'enfant loin de la maison paternelle, sans avertir ses parents et sans savoir ou il va. Les petits Provencaux font cette ecole buissonniere lorsque, apres quelque faute, quelque grave mefait, quelque desobeissance, ils redoutent, pour leur rentree au logis, quelque bonne rossee. Donc, sitot pressentir ce qui leur pend a l'oreille, mes peteux _plantent_ la l'ecole et pere et mere; advienne que pourra, ils partent a l'aventure et vive la liberte! C'est chose delicieuse, incomparable, a cet age, de se sentir maitre absolu, la bride sur le cou, d'aller partout ou l'on veut et en avant dans les garrigues! et en avant aux marecages! et en avant par la montagne! Seulement, puis vient la faim. Si c'est un _plantie_ d'ete, encore c'est pain benit. Il y a les carres de feves, les jardins avec leurs pommes, leurs poires et leurs peches, les arbres de cerises, qui vous prennent par l'oeil, les figuiers qui vous offrent leurs figues bien muries, et les melons ventrus qui vous crient : "Mangez-moi" Et puis, les belles vignes, les ceps aux grappes d'or, ha! il me semble les voir ! Chapitre 1. —
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