As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — "Tu iras, me dis-je, frapper a la porte du couvent; tu prieras, tu pleureras, jusqu'a ce qu'on veuille te recevoir; puis, une fois recu, tu vas, comme un bienheureux, te promener tout le jour sous les arbres de la foret, et, te plongeant dans l'amour de Dieu, tu te sanctifieras comme fit le bon saint Gent." Ce ressouvenir de saint Gent, dont la legende me hantait, sur le coup m'arreta. "Et ta mere, me dis-je, a laquelle, miserable, tu n'as pas dit adieu, et qui, en apprenant que tu as disparu, va etre au desespoir et, par monts et par vaux, te cherchera, la pauvre femme, en criant, desolee comme la mere de saint Gent.!" Et alors, tournant bride, le coeur gros, hesitant, je gagnai vers Maillane, autant dire pour embrasser, avant de fuir le monde, mes parents encore une fois; mais, a mesure que j'avancais vers la maison paternelle, voila , pauvre petit, que mes projets de cenobite et mes fieres resolutions fondaient dans l'emotion de mon amour filial comme un peloton de neige a un feu de cheminee; et lorsque, au seuil du Mas, j'arrivai sur le tard et que ma mere, etonnee de me voir tomber la , me dit : Mais pourquoi donc as-tu quitte le pensionnat avant d'etre aux vacances? Je languissais, fis-je en pleurant, tout honteux de ma fugue, et je ne veux plus y aller, chez ce gros monsieur Millet. ou l'on ne mange que des carottes! Le lendemain, on me fit reconduire, par notre berger Rouquet, dans ma geole abhorree, en me promettant, cependant, de m'en liberer bientot, apres les vacances. CHAPITRE VII CHEZ M. DUPUY Joseph Roumanille. — Notre liaison. — Les poetes du "Boui-Abaisso". L'epuration de notre langue. Anselme Matbieu. — L'amour sur les toits. — Les processions avignonnaises. — Celle des Penitents Blancs. Le sergent Monnier. — L'achevement des etudes. Comme les chattes qui, souvent, changent leurs petits de place, ma mere, a la rentree de cette annee scolaire, m'amena chez M. Dupuy, Carpentrassien portant besicles, qui tenait, lui aussi, un pensionnat a Avignon, au quartier du Pont-Troue. Mais, ici, pour mes gouts de provencaliste en herbe, j'eus, comme on dit, le museau dans le sac. Chapitre 1. —
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