As-tu vu les memoires de Frederic Mistral, son livre est en ligne!Frederic Mistral est ecrivain celebre qui a etudie et vecu un temps a Aix en Provence, il etait un poete celebre, un fervent defenseur de la culture de la langue en provence, vous pouvez le lire gratuitement, ces recits sont entrés dans le domaine public je n'ai pas de droit d'auteur a payer, habitant la provence aujourd'hui j'ai le plaisir de l editer sur ces pages web electronique et peut etre vous le faire connaitre et j'espere apprecier, bonne lecture!Titre du livre: Mes origines, memoires et recits de Frederic MistralChapitre 1. — Page precedente — — Page suivante — Mon oncle enleva les feuilles et s'en revint coucher. Le lendemain matin, lorsqu'il alla sur la place : Eh bien! monsieur Jerome, lui dirent les paysans, vous avez l'air quelque peu pale! les notaires sont revenus? M. Jerome repondit : Vos notaires, c'etait un couple de rats qui remuaient des feuilles au-dessus de la soupente, des feuilles de vigne seches. Un immense eclat de rire prit les bons Maillanais; et, depuis ce jour-la , les gens de mon village n'ont plus cru aux revenants. CHAPITRE IX LA REPUBLIQUE DE 1848 La vieille Riquelle. Mon pere nous raconte l'ancienne Revolution. La deesse Raison. Le pere du banquier Millaud. Les republicains de Provence. Le Thym. Le carnaval. Les remontrances paternelles. M. Durand-Maillane. Les machines agricoles. Les moissons d'autrefois. Les trois beaux moissonneurs. Cet hiver-la , les gens etant unis, tranquilles et contents, car les recoltes ne se vendaient pas trop mal et l'on ne parlait plus, grace a Dieu, de politique, il s'etait organise, dans notre pays de Maillane, en maniere d'amusement, des representations de tragedies et de comedies; et je l'ai deja dit, avec toute l'ardeur de mes dix-sept ans, j'y jouais mon petit role. Mais sur ces entrefaites, vers la fin de fevrier, adieu la paix benie! eclata la Revolution de 1848. A l'entree du village, dans une maisonnette de pise, dont une treille ombrageait la porte, demeurait a cette epoque une bonne vieille femme qu'on appelait Riquelle. Habillee a la mode des Arlesiennes d'autrefois, elle portait une grande coiffe aplatie sur la tete et sur cette coiffe un chapeau a larges bords, plat et en feutre noir. De plus, un bandeau de gaze, espece de voilette blonde attachee sous le menton, lui encadrait les joues. Elle vivait de sa quenouille et de ses quelques coins de terre. Mais proprette, soignee et diserte en paroles, on voyait qu'elle avait du etre jadis une elegante. Lorsque a sept ou huit ans, avec mon sachet sur le dos, je venais a l'ecole, je passais tous les jours devant la maison de Riquelle; et la vieille qui filait, assise vers sa porte, sur son petit banc de pierre, m'appelait et me disait : N'avez-vous point, a votre Mas, des pommes rouges? Chapitre 1. —
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